Le Montagne des Pyrénées, chien de compagnie ?
Avez-vous bien réfléchi ce projet ?


Un Montagne des Pyrénées n’est pas le chien de Monsieur Madame tout le monde, les erreurs de casting sont dramatiques tant pour les uns que pour les autres. S’engager avec un chiot Montagne des Pyrénées c’est partir pour une aventure d’une bonne dizaine d’années et ce n’est pas à prendre à la légère.

Depuis 25 ans, je vis, j’élève et je travaille avec des Montagne des Pyrénées et des Kangal sous l’affixe « du Hogan des Vents ». Malheureusement je ne compte plus les appels de personnes proposant de me donner leur chien de deux ans, un Montagne ou un Kangal … pour qu’il soit heureux … Deux ans, un âge fatidique, la fin du chiot, le début du chien.

Ceux qui pensent maîtriser leur chien de moins de deux ans – en fait un chiot – genre assis, debout, couché, au pied, découvrent qu’ils sont loin du compte quand le Montagne montre sa vraie personnalité d’adulte. Ils n’arrivent plus alors à gérer le chien qui vit souvent dans un environnement totalement inadapté à ses besoins. La jolie peluche du début devient un chien problématique dont il faut se débarrasser sous tous les prétextes possibles et imaginables.

Mieux vaut s’abstenir que de devoir abandonner un chien qui vivra alors un, voire plusieurs traumatismes en cascade.
L’AMOUR NE FAIT PAS TOUT - loin de là - car cette génétique de travail génère des besoins bien spécifiques. Les Montagne ont une très grande sensibilité mais ils ne montrent que très peu des signes de stress, invisibles la plupart du temps pour les non spécialistes de la race.

PAS de Montagne des Pyrénées en appartement ou en lotissement, c’est une évidence quand on connaît les besoins de ces chiens.

Ce texte s’applique au Montagne des Pyrénées mais également à toutes les autres races de chiens de protection.


UN TEMOIGNAGE PARMI TANT D’AUTRES

Nous avons un Montagne des Pyrénées de bientôt 2 ans.
Nous vivons en maison et nous nous rendons compte même après de nombreuses sorties quotidiennes en promenade : il n’a pas une vie adaptée à ses besoins.
Après de mûres réflexions nous souhaiterions le confier à une famille aimante, sécurisante, présente et dynamique.
Idéalement un autre chien devrait être présent pour partager des moments de jeux, lui permettre de se dépenser et de vivre adéquatement avec ses traits de caractères et ses besoins.
Il suit des cours d'éducation et il connaît les ordres de base : assis, coucher, silence, manger, stop, ... Le rappel est encore à améliorer.


OU ENCORE ...

Nous devons nous séparer de notre femelle patou, elle a 10 mois. Elle est très joueuse et a besoin de courir. Nous travaillons beaucoup trop pour elle.


ENFIN UN GRAND CLASSIQUE

Bonjour Je recherche un élevage de Patou prêt à adopter la chienne de mon amie. La chienne a un an, elle est lof et non stérilisée. Suite à des difficultés personnelles, mon amie a dû changer de lieu de vie. La chienne s’ennuie et fugue. Aucune clôture ne lui résiste et elle habite en ville.


EDUCATION

Un Montagne ne se dresse pas, il s’éduque. Compte tenu des caractéristiques des chiens de protection cette éducation doit être réduite à un minimum d’ordres car ils supportent très mal la contrainte et surtout la répétition des ordres. Personnellement il y a longtemps que mes chiens ne reçoivent plus aucun ordre, ce qui ne m’empêche en aucun cas de les gérer très facilement.

Les chiens de protection ne sont pas des chiens dont on achète le bon vouloir à coups de friandises. La relation avec le maître repose sur un respect mutuel et une bonne connaissance de la race. Point n’est besoin de récompenses alimentaires à tout bout de champ, un regard complice et une caresse seront largement plus satisfaisants pour leur faire comprendre votre satisfaction.

Il faut aussi savoir respecter leur intégrité. Si ce n’est dans leur très jeune âge, ils ne sont pas demandeurs de jeux ou autres activités car leur tempérament est calme et posé.


HAGAKAN du Hogan des Vents et Mathieu. Une relation basée sur le respect et la confiance.
(Photo Laurent Berizzi AGRILEARN)



Le Montagne ne demande pas une éducation très ferme. C’est même exactement le contraire dont il a besoin pour se construire de façon équilibrée et harmonieuse. C’est un chien très sensible. Il fonctionne au respect et à l’amour qui lui sont accordés par son humain. Dans ce cas il peut obéir pour vous faire plaisir. Cependant s’il détecte un danger, sa priorité sera de vous protéger. Il ne répondra plus à vos ordres notamment le rappel.

Pour vivre avec un Montagne des Pyrénées il faut le comprendre. Les cours d’éducation type école du chiot ne conviennent pas du tout à un chiot Montagne. Il faut bien dire que la plupart des éducateurs canins ne connaissent pas les particularités des chiens de protection. La répétition des ordres lasse les chiens et les met sous pression. Par contre le chiot doit pouvoir jouer aussi souvent que possible avec d’autres chiots et d’autres chiens s’il est le seul chien de la famille. Le jeu est essentiel à l’apprentissage et au bon équilibre du futur chien. Je ne place jamais de chiot dans une famille qui le laisserait seul toute la journée car c’est pour moi de la maltraitance. Dans ce type de situation la présence d’un deuxième chien qui tiendra compagnie au chiot, et participera à son éducation, est un impératif.

 

RETOUR SUR MON VECU D’ELEVEUR

Le Montagne des Pyrénées c’est une génétique sélectionnée depuis des siècles par les bergers pour protéger leurs troupeaux. Elle est toujours bien présente chez nos chiens.

HISTOIRE vécue : Il y a de nombreuses années alors que je n’avais pas encore beaucoup d’expérience ni de recul sur le Montagne des Pyrénées, j’ai vendu un chien pour compagnie à une charmante famille.
Quelques années plus tard, ses propriétaires qui passaient dans ma région sont venus me le montrer. Ce chien avait une vie de rêve pour un chien de compagnie et recevait beaucoup d’amour de sa famille. A peine descendu de la voiture il m’a reconnu comme il a reconnu le lieu de sa naissance avec tous les bruits et les odeurs de la ferme. Nous avons discuté un moment et pendant ce moment j’ai vu son regard s’illuminer. Au moment de partir et de remonter dans la voiture, il a eu une petite résistance que personne n’a remarqué. Il voulait rester. Il a malgré tout rejoint sa famille et lorsqu’il s’est retourné vers moi une dernière fois, j’ai vu son regard s’éteindre, plus rien ne brillait dans ses pupilles. Cela m’a énormément marqué et profondément attristé. J’élève des chiens pour la protection des troupeaux depuis toujours. Certains, ils sont rares, partent à la compagnie si je considère que les futures conditions de vie conviendront. Depuis cette rencontre je suis devenu encore plus exigeant sur le choix des familles pouvant adopter un de mes chiots. Je refuse souvent de céder un chiot parce que je sais que l’environnement ne rendra pas le chien heureux. Une cage dorée, reste une cage, et tout l’amour du monde ne suffira jamais à rendre un Montagne heureux il faut bien en avoir conscience.

Avoir vu « Belle & Sébastien » ne vous prépare pas à accueillir un vrai Montagne des Pyrénées avec tout son patrimoine génétique et son comportement très différent de toutes les autres races de chiens de compagnie.
 
 


Le Montagne des Pyrénées est indéniablement un chien de TRAVAIL et de MEUTE.


Il est très important de se renseigner sur la race du chien de Montagne des Pyrénées avant de faire l’acquisition d’un chiot ou d’adopter en refuge (1). Ce qui est valable pour le Montagne des Pyrénées l’est également pour toutes les autres races de chiens de protection. C’est le cas notamment des Kangal régulièrement abandonnés dès qu’ils atteignent l’âge de 18 mois par des personnes incapables de les gérer et de leur offrir un environnement de vie satisfaisant.

Il est tout aussi important d’être accompagné et suivi par un spécialiste de la race capable de vous expliquer le comportement du chien, de vous rassurer, de vous conseiller, et de vous encourager durant les premiers mois suivant l’arrivée de votre nouveau compagnon dans la famille. Ce rôle revient en toute logique au naisseur du chiot.

Pour se faire aider dans l’éducation – et non pas le dressage – du chiot ou du chien, le recours à un éducateur ou un comportementaliste canin est envisageable à la condition expresse qu’il connaisse parfaitement bien les chiens de protection.

Comme il n’est pas possible de changer la génétique du chien, le seul levier d’action pour modifier des comportements indésirables est la gestion de l’environnement.

Le TTouch est une technique intéressante pour les chiens sortis de refuge mais pas que. Il permet d’harmoniser le physique, le mental et l’émotionnel du chien qui a traversé de rudes et tristes épreuves. Il favorise également la qualité du lien entre le chien et son nouveau propriétaire. Pour plus d’explications sur cette approche respectueuse, je vous invite à visiter le site de l’association des praticiens français dont je fais partie https://www.tellington-ttouch.fr/.

 


Le Montagne, une histoire de longue date avec les bergers pyrénéens.


RAPPELS ESSENTIELS

Avant d’adopter un Montagne des Pyrénées, il est nécessaire de comprendre les fondamentaux historiques des chiens de protection :

  • De tout temps les chiens de protection n’ont jamais travaillé seuls, ils travaillent en meute avec d’autres chiens de protection.
  • S’il n’a pas été sélectionné pour être agressif envers l’humain, il n’en reste pas moins que c’est un chien très puissant du fait de son rôle de protecteur de troupeaux car il doit être capable de faire face à l’ours et au loup.
  • Les chiens de protection n’ont jamais été laissés seuls au troupeau sans présence humaine ; ils travaillent en partenariat avec leurs humains. Ils ne sont pas les remplaçants des bergers, ils sont leurs partenaires de travail. Cependant ils ne répondent pas ou peu aux ordres. Ce fonctionnement du chien demande un lâcher-prise qui reste très difficile à acquérir pour la plupart des personnes qui ont un besoin de contrôle sur le chien.
  • Les chiens de protection apprennent leur métier dans leurs trois premières années en imitant le comportement des adultes. Cette génétique particulière est sélectionnée depuis des siècles au contact des grands prédateurs.
  • Les chiens de protection protègent simultanément un troupeau et un territoire. Ils savent très bien se répartir géographiquement sur la zone à protéger. Certains restent dans le troupeau et ses alentours immédiats alors que d’autres patrouillent plus loin des animaux afin de marquer le territoire, de détecter le danger et de bloquer les prédateurs en approche. En aucun cas ces chiens n’ont été sélectionnés pour tuer les prédateurs. L’agressivité ne fait pas partie des qualités recherchées chez un chien de protection, par contre le chien doit posséder un très fort mental pour faire face aux dits prédateurs.
  • Les chiens de protection sont très actifs pendant la nuit car c’est la période pendant laquelle les prédateurs concentrent leurs attaques. Ils apparaissent très calmes pendant la journée car ils ont besoin de récupérer et de se reposer. Ils peuvent ainsi parcourir la nuit de très grandes distances en patrouillant autour de leur troupeau afin de repousser les prédateurs. Comme chiens de compagnie ils sont donc obligés de fonctionner à contre sens de leur instinct naturel.
  • Les chiens ont des rapports d’affection entre eux et avec les animaux qu’ils protègent. Ils se connaissent et se reconnaissent. Ces relations doivent être absolument préservées et ne peuvent pas être modifiées à tout bout de champ.
  • Les fréquents croisements entre chiens de protection et chiens de conduite, typiquement « patou x Border collie » sont totalement à proscrire. Les chiots issus de ces accouplements, la plupart du temps accidentels, sont génétiquement porteurs de deux instincts totalement opposés, celui de la prédation et celui de la protection. De ce fait leurs comportements sont imprévisibles et leur gestion délicate.

 


Les patous se positionnent naturellement sur les points hauts afin d'observer tout leur territoire et leurs animaux. Ils sont les compagnons des bergers, pas leurs remplaçants. (Photo Laurent Berizzi AGRILEARN)



LE PATOU, CHIEN DE COMPAGNIE

Il faut bien réaliser que le chien de protection devenu chien de compagnie va conserver ces caractéristiques inscrites dans son patrimoine génétique. Ainsi sachez que :

Le Montagne des Pyrénées n’est pas fugueur comme je l’entends dire trop souvent. C’est un patrouilleur né qui parcoure tous les jours son territoire afin de détecter l’éventuelle présence de prédateurs. Il en profite aussi pour marquer ce territoire avec ses crottes et ses urines afin de se signaler aux prédateurs de passage. La meute de chiens de protection est réellement dans son fonctionnement le miroir de la meute de loups.

Dans notre monde moderne il est nécessaire que ce territoire soit délimité par une bonne clôture et que le chien dispose de suffisamment d’espace. Si votre chien sort de la clôture, le problème ce n’est pas le chien, le problème c’est la clôture.
Compte tenu de cet instinct de patrouilleur je déconseille totalement, pour ce type de chien, les promenades en totale liberté. Vous pourrez avoir l’illusion de contrôler le chiot pendant un certain temps, mais vous ne pourrez pas contrôler le chien adulte. L’utilisation de la longe est une bonne alternative permettant d’assurer la sécurité du chien tout en lui laissant la possibilité d’explorer sous le contrôle de son humain.

Le Montagne n’est pas fait pour rester tout seul au fond d’un jardin. Il a besoin de vivre avec d’autres chiens, ou si ce n’est pas le cas, d’avoir un gardien présent avec lui la plupart du temps. Lui confier la protection de quelques animaux lui apportera un meilleur équilibre car un chien de protection travaille toute sa vie, 24 heures sur 24, même s’il est chien de compagnie.

Le Montagne n’est pas inutilement aboyeur. C’est un chien de protection. L’aboiement est une caractéristique présente chez toutes les races de chiens de protection. L’aboiement est le premier rempart face aux prédateurs (ou aux personnes mal intentionnées). Il signale la présence des protecteurs et suffit la plupart du temps à repousser les intrus.
Dans mon élevage je sélectionne le contrôle de l’aboiement depuis de nombreuses années comme tous les autres critères physiques fonctionnels qui font le chien de protection (2). Ce n’est malheureusement pas le cas chez tous les éleveurs de chiens Montagne. Or cette caractéristique est très importante pour les chiens de compagnie. Un chien qui aboie à longueur de temps a de grandes chances de finir à la SPA suite aux plaintes des voisins. C’est sans conteste la première cause d’abandon des Montagne des Pyrénées qui se retrouvent en refuge.

Les Montagne des Pyrénées aboient naturellement à la tombée de la nuit pour signaler leur présence aux prédateurs. Il ne faut pas les punir pour ce comportement tout à fait normal qu’ils doivent pouvoir exprimer.

Le Montagne n’est pas têtu. Il est indépendant et intelligent, capable de prendre des initiatives en dehors de la présence de son maître. Il ne répond que très peu aux ordres de l’humain.

Le Montagne des Pyrénées de compagnie connaît et reconnaît sa famille au sens large du terme. Elle inclut ses humains et leurs animaux domestiques. Il est méfiant envers les personnes étrangères et ne se laisse pas manipuler par elles. Le contact avec ces chiens ne doit jamais être forcé par des inconnus, adultes ou enfants.
Votre chien, ou votre chiot tout mignon, n’a pas à être touché ou caressé ou manipulé par toutes les personnes que vous croisez dans la rue ou qui vous rendent visite. Ce privilège revient uniquement aux propriétaires et à leurs enfants.
Lorsque vous recevez des visiteurs, le Montagne va les considérer comme de potentiels dangers. Souvent il va naturellement s’interposer entre vous et les personnes étrangères. Il ne relâchera pas sa surveillance pendant tout le temps de la visite et sera prêt à intervenir dans la seconde. Il faut en être bien conscient.



Le Montagne et les enfants : une grande histoire d’Amour et de protection.
(Photo Nelly Boivineau)



Le Montagne n’est pas un chien de garde. C’est un chien de protection. Ces deux fonctions sont très différentes. Il ne faut pas les confondre. Un Montagne des Pyrénées protège du vivant avec lequel il a des interactions positives et amicales. Il n’est pas agressif envers les humains qui savent rester à leur place.
Les chiens de garde comme les Malinois – anciens chiens de berger dévoyés par l’humain – protègent des bâtiments, un lieu, ou sont utilisés comme des armes. Ils sont totalement sous le contrôle de l’humain. C’est très différent du Montagne qui demande au connaisseur de la race un lâcher-prise total et une relation basée sur une confiance réciproque.

Le Montagne des Pyrénées restera toute sa vie un chien de travail, même au sein d’une famille. Il faut lui offrir – pour son bien-être – la possibilité d’exercer son talent car il a besoin de se sentir utile et de protéger des êtres vivants. Dès qu’il en aura l’occasion un patou se placera en hauteur de façon à pouvoir observer tout son environnement. Quelques poules, moutons ou chèvres, des chevaux, peuvent participer de façon très efficace à son épanouissement, et par là même à la qualité de la relation que vous développerez avec lui.

Il est évident que la place d’un Montagne des Pyrénées n’est pas en ville, ni en lotissement, sauf situations très particulières.

Tout l’amour du monde ne comblera JAMAIS les besoins essentiels d’un Montagne des Pyrénées.

Quels sont ces BESOINS ESSENTIELS ?

  • RESPECTER l’intégrité du chien. C’est une leçon essentielle à enseigner aux enfants surtout, mais pas que : pas de caresses à tout bout de champ, pas de bras autour du cou des chiens, pas de bisous sur la tête, pas de gamin à cheval sur le chien. Si ce n’est dans leur très jeune âge, ce type de chien n’est pas demandeur de jeux ou autres activités car leur tempérament est calme et posé. De nombreux propriétaires mettent les chiens sous pression sans même s’en rendre compte. Lorsque le chien commence à grogner ils sont tout surpris alors que cela fait des semaines voire des mois que le pauvre chien encaisse sans broncher une maltraitance qui ne dit pas son nom. Les personnes inconnues, étrangères au foyer, n’ont pas à forcer le contact avec votre chien, ni à chercher à le caresser au risque de se faire mordre ;
  • Vivre avec un autre chien de protection, quelle que soit sa race ;
  • Interagir avec d’autres animaux (moutons, chèvres, volailles, chevaux, ânes, lamas, alpagas, cochons …) avec lesquels il pourra établir des relations d’affection et de protection ;
  • Pouvoir patrouiller de façon circulaire autour de son territoire pour le marquer avec ses urines et ses crottes. Cela donnera du sens aux promenades avec le maître ;
  • Avoir la possibilité de se placer en hauteur afin de surveiller son environnement ;
  • Avoir la possibilité d’aboyer lorsque la nuit tombe ; Rentrer le chien dans sa zone de couchage une fois cette séquence terminée.
  • Vivre dehors, au grand air, plutôt que dans une maison surchauffée. Une cabane de jardin constituera un lieu de couchage tout à fait adapté. Elle permettra d’isoler le chien des bruits nocturnes conduisant à des aboiements de mise en garde. Un chien de protection reste la plupart du temps à proximité directe de son troupeau. Quand il s'agit d'une famille il va donc rester dans la maison même si le lieu ne correspond pas à son besoin de vivre en extérieur. Dans ce cas particulier, le chien de protection fait passer son devoir avant son bien-être il faut en être bien conscient ;
  • Vivre dans un milieu sans stimulations permanentes comme le passage incessant de voitures ou de piétons.

Ma conclusion est que NON un Montagne des Pyrénées (ou un Kangal, un Cao de Gado Transmontano, un berger du Caucase, un Maremmes Abruzzes, un Podhal …) ne peut pas s’adapter à toutes les situations de notre monde moderne.

Sa génétique est prédominante dans l’expression de son comportement. Le seul levier sur lequel son gardien peut jouer pour améliorer sa qualité de vie est son environnement. Il faut donc offrir à ces chiens un environnement dans lequel ils pourront exprimer au mieux leurs comportements naturels. C’est à cette seule et unique condition que vos chiens seront parfaitement heureux et épanouis.

J’ai développé au cours de ces 25 dernières années des protocoles d’éducation pour les chiens de compagnie et les chiens destinés à la protection des troupeaux. Ils sont régulièrement mis à jour et gratuitement accessibles sur mon site dans la rubrique MES PUBLICATIONS :

Mon dernier ouvrage « Le Montagne des Pyrénées – Chien de protection de troupeaux » paru en 2023 (3) est disponible uniquement sur mon site et à la librairie pyrénéiste d’Argelès-Gazost dans les Hautes-Pyrénées. Avec plus de 500 pages et 480 photos, c’est l’ouvrage en Français le plus important jamais produit sur le Montagne des Pyrénées.



Livre Montagne des Pyrénées chien de protection des troupeaux


Il vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement de vos patous afin de leur offrir une vie épanouissante et bien remplie. Du chiot nouveau-né au vieux chien vous découvrirez comment prendre bien soin de vos compagnons. Vous découvrirez également de nombreuses histoires et témoignages dont les Montagne sont les héros.

Vivre avec un Montagne des Pyrénées est un privilège et sera un grand bonheur à la condition de lui offrir un environnement adapté à ses besoins.


(1) MAURIES Mathieu, 2024. Adopter un patou en refuge. Publication site Internet du Hogan des Vents.

ADOPTER un patou en REFUGE

(2) MAURIES Mathieu, 2023. Programme de sélection du Montagne des Pyrénées A l’Elevage du Hogan des Vents in « Le Montagne des Pyrénées – Chien de protection de troupeaux » Avenir édition. 307-315.

Programme de sélection du Montagne des Pyrénées à l’Elevage du Hogan des Vents

(3) MAURIES Mathieu, 2023. Le Montagne des Pyrénées – Chien de protection de troupeaux. Avenir édition.

Livre Montagne des Pyrénées chien de protection des troupeaux


OLBIE & NOUN du Hogan des Vents avec leur troupeau en Haute-Garonne.
(Photo Laurent Berizzi AGRILEARN)




© Dr Mathieu Mauriès 2026