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Les chiens de race sont en bonne santé et la Terre est plate (2018)

Chiens Berger Asie Centrale et leur berger

Comment parler de sélection dans l’espèce canine quand la cynophilie moderne consiste seulement à classer en quelques minutes des chiens sur une apparence ? Rien de scientifique dans cela. Le résultat n’est ni fiable ni répétable comme le démontre la réalité de expositions. Le même chien peut passer d’un extrême à l’autre dans le même week-end sous deux juges différents. Dans cette réalité-là ce n’est en aucun cas la valeur génétique du chien qui est évaluée et c’est pourtant celle-là qui est intéressante. La valeur génétique d’un chien est identique de sa naissance à sa mort. C’est son patrimoine génétique. Plus intéressante encore est la capacité d’un chien à transmettre ses qualités. Mais ici point d’héritabilité (1) connue ou de coefficient de détermination (2) concernant les chiens, donc aucune approche génétique sérieuse. La cynophilie officielle qui frise la dictature, mais c’est dans l’air du temps, se vante de participer à l’amélioration des races canines. J’attends toujours de savoir ce qui a été amélioré en 100 ans chez nos chiens ?


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Marchand de chiens ou éleveur de patous sélectionnés ?
RETOUR sur une vraie fausse bonne idée : faire de l’argent avec des chiens de protection (2017)

Mathieu Mauriès berger comportementaliste

J’avais juste 6 ans lorsque j’ai acheté ma première brebis, une métisse, c’était dans la Crau ... Il y a cinquante ans et j’avais déjà la Passion du troupeau.

Mais commençons par le début, comme cela l’histoire sera complète. Un jour de juillet 2000, deux chiens domestiques ont attaqué mon troupeau de chèvres. Suite à cet évènement, j’ai perdu le sommeil, je dormais la fenêtre ouverte, au moindre bruit je sortais immédiatement pour aller voir mes bêtes. Bref l’enfer, et la crainte permanente de revivre ce cauchemar. Presque toutes les chèvres ont ensuite avorté, ce fut un désastre pour moi.

C’est de ce moment-là que vient ma première rencontre avec un patou, plus exactement une patou. Elle s’appelait SHAN et elle m’a plongé dans un monde de chiens que je ne soupçonnais pas, celui des chiens de protection.


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Quelle sélection pour les chiens de protection ?
Illustration sur mon groupe génétique Mâtin Espagnol (2017)

Dans un monde où la technologie est omniprésente y compris dans le milieu du chien, j’ai décidé de travailler sans elle, à l’image des générations de bergers qui m’ont précédé. Ils ont créé les extraordinaires races de chiens de protection que nous connaissons aujourd’hui sans tests génétiques et sans radio des hanches ou des coudes, uniquement sur leur instinct et la capacité des chiens à remplir une fonction bien précise : protéger leurs troupeaux. Je m’inscris dans cette lignée avec cependant une approche scientifique compte tenu de mon expérience de chercheur, les deux choses n’étant pas incompatibles.

Les critères sur lesquels je sélectionne mes chiens et particulièrement mes reproducteurs sont: le gabarit, la qualité de la fourrure, la dentition, le contrôle de l’aboiement, la prolificité [le nombre de chiots nés par portée. Important car la reproduction est la première fonction touchée lorsqu’une race dégénère] et les qualités maternelles évaluées à travers le taux de survie des chiots. J’utilise un autre critère, indispensable mais plus difficile à quantifier, qui est l’efficacité au travail. Ce dernier critère est évalué directement et qualitativement par le berger sur des chiens de plus de 2 ans, c’est-à-dire considérés comme pleinement opérationnels dans le travail.

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Histoire de Diva du Hogan des Vents, chienne Montagne des Pyrénées de compagnie devenue chienne de protection de troupeau (2017)

DIVA du Hogan des Vents est venue au monde le 17 mars 2008 dans une portée de 6 chiots nés du mariage de Vouvou du Pic de Viscos et de Unanno du Néouvielle. Elle a passé ses premières semaines sur la ferme du Hogan des Vents au milieu de ma meute de chien Montagne, de mes chèvres et de mes moutons. DIVA est ensuite allée rejoindre une famille dans la région de Marseille.

En février 2009, à l’âge de 11 mois, DIVA m’est ramenée à la ferme par ses propriétaires qui ne la supportent plus. La chienne aboie sans arrêt, a pris possession du canapé et refuse d’en descendre, détruit tout, attrape la main de ses maîtres avec les dents mais néanmoins sans brutalité, s’échappe tout le temps, ne répond pas au rappel, craint les autres chiens et irrite tout leur voisinage. J’avais laissé partir un petit chiot heureux et équilibré et je vois revenir chez moi une chienne craintive et incontrôlable. Visiblement cette famille n’a pas suivi les recommandations très précises que je donne pour chaque chiot de mon élevage qui part pour la compagnie …

Que s’est-il passé ? Je citerai simplement cette phrase de Raoul Kergomard (Elevage des Terres de Border, Educateur canin et Formateur en dressage de chiens de berger) « Un chien qui évolue dans un milieu dépourvu de toute autorité va mettre en place des comportements gênants qui évolueront bientôt en comportements déviants ou pathologiques (aboiements intempestifs, scatologie, destruction) ».


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De la nécessité de créer des meutes de chiens de protection (2016)

Le nombre de chiens à utiliser pour protéger un troupeau est largement sous estimé en France. Ce nombre dépend de plusieurs facteurs :

  • La race de mouton car elle influe directement sur l’instinct grégaire du troupeau. Certaines races comme les Mérinos restent bien groupées d’autres comme les Préalpes du Sud ont tendance à s’éparpiller compliquant de ce fait la tâche des chiens et nécessitant alors la présence de plus de chiens ;
  • La topographie du pâturage et sa nature (prairie ouverte, forêt, montagne, collines, plaine) plus ou moins favorables à une approche discrète des prédateurs ;
  • Le comportement des prédateurs notamment des meutes de loups et le nombre de loups dans la meute qui peuvent mettre une pression plus ou moins forte sur le troupeau. Les loups apprennent à attirer les chiens loin du troupeau pour les tuer et parfois même les consommer ;
  • La disponibilité en proies sauvages pour les prédateurs ;
  • Les types de prédateurs présents (loup, ours, lynx, chiens errants ...).

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Les expositions canines pour les nul(le)s (2016)

Imaginez que vous rentrez dans un supermarché. Vous vous dirigez vers le rayon des conserves. Qu’allons-nous observer ? Des légumes en conserves : petits pois, haricots, flageolets, carottes, cœurs de palmiers … des poissons en conserves : thon, maquereau, sardines, anchois … des fruits en conserves : pêches, abricots, poires, cerises … Bref une très grande diversité d’aliments salés ou sucrés. Posons que chaque boite de conserve est un « individu chien » inscrit dans un livre d’origine comme le LOF pour les chiens nés en France. OK ? Et là commence la démonstration.
 
Le but du jeu est de faire classer par un dégustateur, par ordre de mérite, dans chaque catégorie (par exemple le thon dans ses différentes origines et préparations) les boites dont les contenus ont les meilleures qualités organoleptiques, ou en plus clair les boites les plus délicieuses à déguster … Jusque là vous croyez que tout va bien et qu’il suffit d’avoir un bon palais pour estimer la qualité des dits produits SAUF QUE le dégustateur ne peut pas ouvrir les boites. Ben oui il va falloir qu’il use de son prestigieux talent pour distinguer sans jamais les avoir goûté les meilleures boites de conserves du rayon. 

Nous nous retrouvons donc dans une première étape avec 25 boites de thon à l’huile provenant de cinq pays et arrangées avec différentes huiles aromatisées ou pas. Chaque boite en compétition est présentée par une hôtesse déléguée par la marque d’origine.


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Et les chiens dans tout ça ? (2015)

« La marque de fabrique de l’Occident moderne est une hyper technicité, une quête du « progrès » matériel. Malgré des avancées incontestables dans d’innombrables domaines, cette forme de progrès, telle qu’elle a été développée jusqu’à ce jour, provoque une destruction rapide et massive de la biosphère. Nous ne cessons d’artificialiser la nature, remplaçant le vivant par des technologies. »
 
Citation de l’ouvrage PERMACULTURE GUERIR LA TERRE, NOURRIR LES HOMMES Perrine et Charles Hervé-Gruyer (Editions ACTES SUD 2014)
 
Et bien les chiens de notre époque subissent ce même terrorisme technologique … de leur naissance à leur mort … Dans les cas les plus dramatiques ils sont conçus par insémination, vérifiés par échographie, dénombrés par radiographie, naissent par césarienne [ le début de la fin pour une race canine ] et vivent leurs premières semaines sous des lampes surchauffantes, gavés de biberons de lait artificiel et de vermifuges chimiques… plus tard brossés, shampooinés, laqués pour rester toujours plus « propres » et sentir « bon », nourris de croquettes à la composition inquiétante, aspergés de molécules chimiques toutes plus dangereuses les unes que les autres, vaccinés à outrance, radiographiés dans tous les sens, génétiquement analysés, classés, contrôlés, injectés d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires, opérés de toutes part pour les « réparer », ils finissent dans la douleur des cancers et autres maladies auto-immunes à un âge bien trop précoce jusqu’à leur dernière injection fatale.

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Elevage canin : Sélection ?  Vous avez dit sélection ? (2015)

Depuis plus de 15 ans je suis, à ma connaissance, le seul éleveur en France à développer un programme de recherche et de sélection spécifique aux chiens de protection en race Montagne des Pyrénées, Berger d’Anatolie et Mâtin Espagnol. La sélection devrait être une démarche collective impliquant le plus grand nombre d’éleveurs possible. Malheureusement rien n’a jamais été réalisé en ce sens au niveau national. Ma sélection est basée sur la fonctionnalité et la rusticité des chiens car les bergers ont besoin de chiens sains, fiables et efficaces. Je n’ai rien inventé, c’est la sélection qui a toujours existé dans les races pastorales. A ceci prés que les chiens de protection doivent travailler dans des conditions acceptables, c’est-à-dire en meute, pour tenir les prédateurs à distance, éduquer leurs jeunes dans la sécurité et assurer leur propre protection. En aucun cas le rôle des chiens de protection n’est de tuer le prédateur, même si cela peut arriver de façon occasionnelle. Depuis des millénaires les bergers travaillent avec des chiens de protection. En comparaison le chien de conduite est une invention très récente.

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Comment créer une meute de chiens de protection (2015)

En France et depuis plus de 20 ans la prédation du loup sur les troupeaux ne cesse d’augmenter malgré la présence de chiens de protection. Ce constat d’échec est quasi généralisé. Il s’explique par une désinformation généralisée sur le fonctionnement de ces chiens. Le mythe du chien qui travaille seul dans un troupeau quelle que soit sa taille a fait des ravages. Placer un chiot de 8 semaines, parfois moins, seul au milieu d’un troupeau qu’il ne connaît pas et sans contact avec les humains et ses congénères, n’est ni plus ni moins que de la maltraitance.
 

Sur le terrain le travail des chiens – et non DU chien – consiste à établir un périmètre de sécurité autour du troupeau. Ils marquent le territoire avec leurs urines et leurs crottes, et par leurs aboiements, particulièrement la nuit, ils signalent leur présence aux prédateurs. Ils évitent ainsi la plupart du temps toute confrontation directe. Le rôle des chiens est d’empêcher les prédateurs d’approcher du troupeau. Grâce à leur odorat très développé, ils sont capables de les détecter à distance et ainsi de les bloquer. Lorsqu’ils sont correctement utilisés les chiens de protection sont efficaces. Partout dans le monde ils sont reconnus depuis longtemps comme le meilleur moyen de protéger les troupeaux et les prédateurs eux-mêmes puisque les confrontations directes sont extrêmement rares lorsque les chiens sont bien utilisés. Les chiens sont aussi le seul « moyen de protection » capable de s’adapter face aux changements de stratégie des loups.

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H U M O U R - Petit guide pratique à l'usage du destructeur de races canines (2014)

Au LOF, Eukanuba et FCI allégeance tu prêteras
 
Aux règlements sans discussion tu te soumettras
 
Toutes les directives aveuglément tu appliqueras
 
Au standard impitoyablement tu te conformeras
 
De toute formation scientifique très loin tu te tiendras
 
A Cynophilie française tu t’abonneras...

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La désinformation et le patou (2014)

Depuis de trop nombreuses années des mythes et des légendes sont perpétués dans les rares publications françaises concernant les chiens de protection. Ces propos erronés ont largement contribué à rendre leur utilisation problématique et à décrédibiliser leur efficacité.
 
Un remarquable exemple de désinformation caractérisée est le documentaire intitulé « Entre chiens et loups » [disponible en DVD] réalisé sur des attaques nocturnes de loups dans le Mercantour. Les commentaires donnés sur le comportement des chiens sont totalement faux. En effet il ressort de ce film que les chiens ne sont pas efficaces, pas courageux, pas assez rapides, incapables de discernement, qu’ils perturbent le troupeau et l’abandonnent.

En réalité ces chiens ont fait un travail exceptionnel compte tenu de leur très faible nombre pour protéger un troupeau de 2500 têtes. Dans une première séquence en 2000 ils sont 5 et dans la deuxième séquence tournée en 2004 ils ne sont plus que 3 et encore 3 jeunes chiens inexpérimentés. Sachant que pour protéger efficacement un tel troupeau contre une meute de loups il faudrait au moins 15 chiens, il est évident que dans une telle situation les chiens ne peuvent qu’être mis en échec par les loups.

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Chiens de protection : le paradoxe français (2013)

Les chiens de protection ont fait leur retour en France il y a trente ans pour contrer les attaques de chiens divagants sur troupeaux ovins. Dix ans plus tard ils ont repris du service en montagne avec l’arrivée des premiers loups italiens dans les Alpes du sud.
 
L’utilisation de chiens de protection était tombée en désuétude au début du siècle dernier avec la disparition des grands prédateurs. Leur retour a démarré sur de très mauvaises bases. Tout d’abord ce dossier a été confié à des spécialistes des chiens de conduite. Or il n’y a pas plus opposé en terme de comportement que chiens de conduite et chiens de protection. Ensuite c’est une méthode importée des USA qui a été généralisée à toutes les situations. Cette méthode considère le chien comme un outil devant vivre en permanence au milieu d’un troupeau afin d’assurer sa protection. Sur ce principe les chiots sont placés seuls à un âge extrêmement jeune en bergerie dans le but de favoriser leur attachement au troupeau. Ils n’ont qu’un minimum de contacts avec le berger et aucun contact avec d’autres chiens pendant cet apprentissage.

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Utilisation du chien de Montagne des Pyrénées contre l’Ours à Pasvik (Norvège)
(2013)

Depuis longtemps les ours de Pasvik ont tendance à devenir de moins en moins craintifs à l’encontre des humains. En 1993 des ours furent souvent observés près d'un secteur habité de Vaggetem dans la région nord de Pasvik. L’été 1994 plusieurs individus pénétrèrent dans les champs du village. Une femelle accompagnée de deux jeunes se montra peu farouche et fut observée par des centaines de touristes et autres spectateurs.

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Elever et sélectionner des chiens pour la protection des troupeaux : Mythes, légendes et réalités (2013)

Résumé
 
En France depuis 20 ans la prédation du loup sur les troupeaux ne cesse d’augmenter malgré la présence de chiens de protection. Ce constat d’échec généralisé confirme 20 ans d’incohérence dans la gestion du dossier « chiens de protection ». Il s’explique par une totale méconnaissance de ces chiens et de leur mode de travail. Rien n’a jamais été fait pour que les chiens de protection soient correctement utilisés dans notre pays. Il n’y a pas de recherche, pas de formation pertinente, aucune sélection sur les chiens et pas de filière de production. Pourtant les chiens sont reconnus depuis longtemps comme le meilleur moyen de protéger les troupeaux et les prédateurs eux-mêmes. Pour pacifier la question du loup, le budget de l’Etat devrait être rééquilibré vers plus de prévention et moins d’indemnisations, donc une meilleure utilisation des chiens de protection.

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Les clubs de race en France : outils de destruction massive des chiens de travail au troupeau ? - Parole de berger (2012)

Berger picard, berger de Beauce, berger de Brie, berger des Pyrénées, berger allemand, berger belge … la liste est longue de tous ces chiens de conduite qui n’ont plus de « berger » que le nom et qui ont été perdus définitivement pour le pastoralisme.
 
En France, le Border Collie est la seule race de chien de berger dont l'examen de confirmation comprend un test d'aptitude naturelle au travail. Y aurait-il un rapport avec le fait que le Border Collie a éclipsé toutes les autres races de chiens de conduite dans nos troupeaux? Sans le moindre doute. La question de la conservation du seul chien de protection français qui nous reste, le Montagne des Pyrénées, se pose aujourd’hui. Malheureusement l’histoire est déjà terminée pour le Mâtin des Pyrénées qui a déserté les troupeaux français.

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Expérience d’élevage de chiots Montagne des Pyrénées destinés à la protection des troupeaux ou à la compagnie (janvier 2012)

Ce texte fait suite à mon article « Evaluation du potentiel de travail de chiots Montagne des Pyrénées destinés à la protection des troupeaux » paru dans le bulletin de la RACP N°92-2011. Il précise de quelle manière j’élève mes chiots Montagne dans ma ferme. Mon troupeau est composé de brebis de race Cameroun et de chèvres de race Anglo-Nubienne. Elles mettent bas chaque année au printemps.

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Evaluation du potentiel de travail de chiots Montagne des Pyrénées destinés à la protection des troupeaux (2011)

Les Montagnes LOF à la protection des troupeaux : mythe ou réalité ?
 
Depuis maintenant 12 ans je vis et je travaille tous les jours avec neuf chiens de Montagne des Pyrénées LOF (inscrits au Livre des Origines Français tenu par la Société Centrale Canine). Ils protègent mon troupeau avec une efficacité absolue. En effet je n’ai eu à déplorer aucune perte sur mes animaux au cours de ces 12 dernières années alors que je vis dans une zone à grands prédateurs des Alpes de Haute Provence.
 
J’ai fait la démonstration des capacités de travail de chiens LOF, non nés au troupeau, puis nés dans mon propre troupeau pour leur descendance. Et mes chiens ont montré une remarquable adaptation à la protection de différentes espèces : moutons, chèvres, alpagas, porcs, oies, rennes et poneys. Mes Montagnes participent aussi régulièrement à des ateliers de Zoothérapie avec des enfants autistes. Ils sont donc parfaitement sociables envers les humains.
 
Depuis 2006 j’ai placé dans des troupeaux 36 chiots Montagne LOF, nés de mes 10 chiens LOF. Les Montagnes LOF au travail sont bel et bien une réalité.

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Psychose autour du patou... (2011)

LE MONTAGNE, UN CHIEN DISSUASIF ET NON AGRESSIF
 
Le chien de Montagne des Pyrénées, ou « Patou » dans le langage populaire, est un chien de protection français sélectionné depuis des générations dans les Pyrénées pour défendre les troupeaux contre les attaques de l’ours et du loup. Seuls les chiens inscrits au Livre des Origines Françaises (LOF) peuvent prétendre à l’appellation officielle de « chien de Montagne des Pyrénées » qui garantit leur conformité à la race, leur ascendance sur plusieurs générations, de même que leur aptitude au travail liée à une sélection très ancienne.

Contrairement à d’autres races de chiens de protection provenant d’Italie et des pays de l’Est et bien qu’ils soient d’apparence proche (Tatras, Kuvasz, Maremmes) les Montagne des Pyrénées ont été sélectionnés de tout temps pour être dissuasifs et non pas agressifs. Le chien s’interpose alors naturellement entre l’élément étranger et le troupeau. Le Montagne peut passer de l’aboiement au grondement pour être plus dissuasif. Il ne passe à l’attaque qu’en cas d’agression manifeste envers son troupeau. Les chiens de protection des pays de l’Est se révèlent au contraire beaucoup plus agressifs.

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La création d’une filière de production de chiens de protection Montagne des Pyrénées LOF : un enjeu pour le pastoralisme … Plaidoyer d’un berger des Alpes (2010)

Le problème

La situation des chiens de protection en France est aujourd’hui très polémique en raison des interactions inévitables qui se produisent entre les chiens et les touristes, particulièrement dans les Alpes. Les chiens de protection sont ainsi stigmatisés au point qu’ils sont accusés de détourner les touristes de la montagne, de mettre la population en danger et de nuire à l’activité économique des zones rurales.

Utilisés pour lutter contre les attaques de prédateurs sauvages et de chiens errants, les chiens de protection appartiennent à différentes races et à de multiples croisements de ces mêmes races.



Une précision nécessaire
 
Le présent article concerne uniquement les chiens de Montagne des Pyrénées inscrits au LOF avec une généalogie connue [voir Note 1]. Ma réflexion et mes propositions sont basées sur l’expérience que j’ai acquise dans les Alpes françaises et concernent donc uniquement cette zone. Du côté des Alpes italiennes persiste une culture très vivante du chien de protection avec l’utilisation traditionnelle des Maremme-Abruzzes pour la protection des troupeaux contre le loup et l’ours qui n’ont jamais disparu du paysage pastoral. Dans les Pyrénées ou le Jura, également utilisateurs de chiens de protection, d’autres approches sont certainement envisageables car les contextes sont différents.

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Le chien de Montagne des Pyrénées : un défi à la science (2009)

Le chien de Montagne des Pyrénées est une race de travail façonnée pour la protection des troupeaux par des générations de sélection paysanne. Un Montagne des Pyrénées assurera toute sa vie avec une vigilance sans faille la protection de « son » troupeau même si ce « troupeau » peut de nos jours revêtir différentes formes. Mettre en cause les qualités de travail de nos chiens relève d’un manque sérieux de connaissances de la race qui ne peuvent s’acquérir qu’en vivant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec ces chiens incomparables. Bien évidemment de tels propos ne sont pas acceptables pour toute l’infrastructure qui dirige d’une main de fer notre agriculture, nos troupeaux et plus récemment nos chiens …. Comment un « simple éleveur » pourrait-il avoir une opinion sensée sur un sujet gros comme un(e) Montagne ?

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